mercredi 9 janvier 2008

INTERVIEW CAVENAGHI

bonjour a tous,
Voici l'interview de Fernando Cavenaghi dans le Sud Ouest de ce Mercredi, vous verrez en lisant que l'argentin est bien déterminé à réussir en Gironde...

Avec le départ de Marouane Chamakh pour la CAN, l'heure de Fernando Cavenaghi est peut-être venue. En évidence face à Panionios et Quevilly, il a encore prouvé son potentiel de buteur. Soutenu par des supporters inconditionnels, qui rêvent de le voir donner enfin sa pleine mesure, l'ancien capitaine de River Plate et meilleur buteur du championnat d'Argentine n'attend qu'une chose : qu'on lui fasse totalement confiance. 

« Sud Ouest ». Face à Quevilly, vous marquez sur votre premier ballon. D'où vous vient cette aisance devant le but ? Fernando Cavenaghi. Je ne sais pas. En Argentine, tous les attaquants frappent beaucoup au but. Parfois, il faut essayer. C'est quelque chose que j'ai toujours travaillé, avec des frappes de 20-25 mètres. Les jeunes, parfois, ils sont tout seuls devant le but. Mais il faut essayer, il faut frapper. Samedi, quand j'ai reçu le ballon, j'ai d'abord cherché Tremoulinas à gauche. Mais pour moi, l'unique façon de marquer des buts, c'est de tirer. J'ai donc essayé. C'est le même but qu'à Panionios mais de l'autre côté. 
Quel est votre modèle ? Batistuta ? Oui, bien entendu. J'ai à la maison son DVD que je regarde très souvent. Là, on peut constater qu'il a marqué beaucoup de buts de la même manière. Il effectue un contrôle orienté et frappe aussitôt au but. C'est un enchaînement que j'essaie toujours de reproduire. J'apprécie toujours de regarder les DVD des grands joueurs et Batistuta, pour moi, c'était le plus fort de tous. Il était un exemple non seulement comme joueur mais aussi comme être humain. 
Avec le départ de Marouane Chamakh à la CAN, vous allez jouer davantage. Je ne sais pas, il faut demander au coach. Moi, j'aimerais toujours jouer, que Marouane soit ici ou non. 
En avez-vous terminé avec vos problèmes physiques ? Êtes-vous redevenu le buteur de River Plate ? Non, non, c'est fini. Après l'opération, pendant deux mois, j'ai accompli un très gros travail physique. Maintenant, je me sens bien. J'ai joué huit matches et, à chaque fois, il me semble avoir réussi de très bonnes choses. Je suis toujours le même joueur qu'à River Plate. Ici et en Russie, je n'ai pas changé. Mais c'est vrai que si je jouais plus souvent, ce serait mieux. Ici, j'ai un problème de temps de jeu. 
Le fait de ne pas jouer beaucoup ici en début de saison ne vous a-t-il pas donné envie de partir ? Non, pas du tout car je savais que je n'avais pas commencé dans de bonnes conditions avec Laurent Blanc. Quand il est arrivé, j'étais blessé pour deux mois. On sait qu'ensuite c'est plus difficile d'espérer trouver une place de titulaire. J'ai manqué douze rendez-vous de championnat, c'est beaucoup trop. Mais j'ai marqué dès le premier match que j'ai joué à Tampere en Coupe UEFA. Cela m'a fait du bien au niveau de la confiance, c'est tombé au bon moment, pour prouver au coach que j'étais là, que j'étais prêt à jouer. 
Discutez-vous de votre situation avec Laurent Blanc ? Non. Il effectue beaucoup de changements. Nous disputons trois compétitions. C'est vrai que j'ai surtout joué en Coupe UEFA mais cela fut malgré tout bénéfique. Et les trois mois que je viens de passer furent mes meilleurs ici. 
On a parlé de votre départ cet hiver à Lens ou à Estudiantes. Qu'en est-il ? Non, non, ce sont des âneries, si je dois jouer en France, ce sera à Bordeaux et pas dans une autre équipe. J'ai vu les déclarations de Diego Simeone, l'entraîneur d'Estudiantes. Je le répète, je veux jouer au minimum encore quatre ou cinq ans à Bordeaux. Il me reste trois ans et demi de contrat. Après, j'aime le football espagnol, c'est une réalité. Mais je suis très content d'être ici. Cela m'a fait un grand changement par rapport à la Russie. Bon, Spartak aussi c'est un grand club mais Bordeaux, c'est magnifique. J'aime le club, la ville, la région. Les supporters, l'ambiance... 
N'est-ce pas trop dur de ne pas jouer ? Moi, j'aimerais jouer tous les matches. En championnat, en Coupe UEFA et en Coupe de France. C'est pourquoi je travaille avec ardeur à l'entraînement.  
La confiance, ça vient aussi d'avoir porté le brassard à Panionios ? Tout à fait, comme à River Plate (rire)? Quand David (Jemmali) est sorti, il me l'a donné. C'était une grosse responsabilité mais c'était bien. C'était une équipe jeune mais c'était la Coupe UEFA. 
Votre situation n'implique-t-elle pas, dès lors que jouez, que vous devez être aussitôt efficace ? Pour l'instant, vous n'avez pas marqué en championnat... Je n'ai été titulaire que deux fois. Je n'ai pas marqué mais on a gagné ! Le plus important n'est pas de savoir qui a marqué mais bel et bien de remporter le match. Contre Marseille, j'ai eu beaucoup d'occasions mais nous sommes tombés sur un excellent gardien. 
Sur le terrain, avec qui avez-vous le plus d'affinités ? Mais moi, je joue avec tout le monde ! Ici, il y a beaucoup de bons joueurs. Il y a un gros effectif, pratiquement deux équipes. J'ai joué avec Bellion, Jussiê, Chamakh. Peu m'importe, je me sens bien avec tout le monde. 
Dans quel système vous sentez-vous le mieux ? On vous voit souvent décrocher? Parfois je suis tout seul devant, alors je reviens à la hauteur des milieux de terrains. J'aime bien beaucoup toucher le ballon. Dans certains matches, c'est tellement serré, que je ne touche pas beaucoup de ballons. Je préfère décrocher. Ici, les défenses sont très serrées, il y a beaucoup moins d'espace qu'en Argentine. En outre, les défenseurs sont très grands, contrairement à mon pays. C'est pour cela, qu'il faut toujours jouer au sol. Mais je préfère. Celui qui me sollicite de la tête, c'est qu'il ne connaît rien au football ! Je marque des buts de la tête seulement quand je suis seul dans la surface. Avec un défenseur au marquage, jamais ! 
Savez-vous que les supporters attendent beaucoup de vous ? Oui, je le sais, ils me soutiennent énormément et cela me touche. Quand ils chantent cette chanson pour moi (1), j'en ai toujours la chair de poule ! (1) Le virage sud entonne souvent une chanson à sa gloire, notamment lorsqu'il marque.

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